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au son de la flûte ; & à la suite de la danse, venoit un His-trien , qui récitoit des vers rudes & fans art, pleins de traitsde raillerie , lancés au hazard fur les Spectateurs , selon qn’ilsse monrroient plus ou moins ridicules. Cette espèce de poésiefut long-tems connue fous le nom de versus f ’efcennini. Lapremière Comédie fut jouée à Rome environ 40 ans après lamort de Sophocle & d’Euripide. Ce genre de spectacle seperfectionna peu-à-peu ; & les différens degrés par lesquelsil passa , produisirent diverses sortes de Comédies. Les unesturent appellées Fabula praiextata , ou Traitais ., parce queles Acteurs y portoient la robe Prétexte, comme représentantles actions de ce qu’il y avoir de plus distingué dans la Répu-blique : c’étoit un genre héroï-comique. Dans d’autresComé-dies , on représentoit les actions du commun du peuple, &on les appetloit Togaia, C’étoit le genre purement comique.En général, on donnoit le nom de Togata à toutes les Co-médies écrites en Latin , pour les distinguer de celles qu’onnommoit Valliatce , qui étoient des Comédies Grecques, dontles Acteurs portoient un manteau. Enfin , il y avoir des farcesnommées Tabtrnar'uz , oìi l’on représentoit les actions desgens de la lie du peuple , qui fréquentoieht les cabarets. II yavoir encore chez les Romains une forte de pièces dramati-ques , qu’on nommoit Atellanes , Fabula Atdlana. Ce spec-tacle tempéré parla sévérité italique, paroît n’avoir été qu’unbadinage ingénieux, où on qe soussroit rien de contraire auxbonnes mœurs , & c’est peut-être par cette raison que cespièces ne rendoient pas infâmes ceux qui les jouoient.
COMÉDIE Françoise, (la)
On a vu , fous les Rois de la première race, des espèces deComédiens appellés Farceurs, Jongleurs , ou HiJIrions ; maisils furent chastes par le Roi Charlemagne, à cause de l’indé-cence de leurs jeux. On ôta ensuite des pièces de ce tems-là ,tour ce qui pouvoir blesser la pudeur, & l’on représenta dansles Eglises des Mystères de la Religion. Comme tout se cor-rompt parl’usage , on mêla à ces pièces saintes les bouffon-neries les plus sacrilèges, qui les firent interdire une secondefois.
Les Poetes de Provence, nommés Troubadours , imaginè-rent un genre de poème plus épuré , qu’il s mirent en actionfous le nom de chant, & peu-à-peu ils en firent des Comé-dies. Ce spectacle inconnu jusqu’alors , plut beaucoup auxFrançois ; & les grands Seigneurs attirèrent chez eux lesAuteurs de ces Comédies. Ils les mirent en réputation,