collèges, parmi lesquels il faut mentionner particulièrement lecollège auquel Raoul d’Harcourt donna son nom, et celui dela Sorbonne ; bâti par Robert Sorbon , chapelain de Louis IX .La capitale doit à saint Louis la création et les premiers règle-ments des communautés des Arts et Métiers ; la police duguet faite par la bourgeoisie ; la fondation de la Sainte-Chapelle ;l’établissement de l’école de chirurgie, et de l’ho-pice desQuinze-Vingts, l’accroissement et la dotation de l’Hôtel-Dieu.
Sous le règne de saint Louis, la littérature prit de grandsdéveloppements. On vit, à cette époque, de nombreux écritsen latin ou en langue vulgaire, des chroniques, des légendes,des contes, des fables et des chansons. Joinville écrivit sonHistoire de saint Louis , Guilleaume de Villeneuve fit unpoème des Crieries de Paris ; Jean de Meung le roman de laRose, Gaultbier de Coinsy celui de sainte Léocade, Thibaud,comte de Navarre, donna ses Chansons, Gaultier de Metz saMappemonde, etc., etc.
Les arts brillèrent d’un vif éclat, l’architecture, la sculptureet principalement la peinture sur verre produisirent des ou-vrages remarquables. La musique se perfectionna ; on com-mença à employer la notation à peu près telle qu’elle existeaujourd’hui.
Nous avons dit que l’on doit à Louis IX beaucoup de fon-dations pieuses. Les Chartreux, appelés à Paris par le saintroi, obtinrent de lui la cession du château de Vauvert. Lechâteau de Vauvert s’élevait au milieu des prairies qui s’é-tendaient au midi, hors des murs de Paris , vers l’avenue del’Observatoire. Depuis longtemps ce domaine était inhabité; ilpassait pour être la retraite des diables et des revenants. Laterreur qu’il inspirait a produit ce proverbe : allez au diableVauvert. Par corruption on dit aujourd’hui ; au diable Ou-vert.
Hommes et femmes portaient à cette époque la chape ou lechaperon, les juifs furent astreints à mettre sur leurs habitsdeux marques en forme de roues.
Un voyer fut chargé, sousPhilippe-le-Hardi, de l’alignementet de la propreté des rues. Le parlement, rendu sédentaire à Paris en 1313, y attira les plaideurs et les suppôts de justice. L’éta-blissement de la chambre des comptes, des cours des aides etdes monnaies, du grand conseil et d’une foule de juridictionssubalterne^, y forma un corps de magistrats respectables parleurs vertus et par leurs lumières.