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devant et en un camail fermé devant et derrière, ce qui les fit é'appeler les Pauvres Capettes de Montaigu ; ils étaient ron- hgés par la vermine, que Rabelais désigna de son temps sous le enom A'Epervier de Montaigu.
Les Collèges de Narbonne , du Plessis, de Tréguier et de rLéon, datent du règne de Philippe V . Un grand nombre en- qcore d’autres collèges, qui n’existent plus, furent fondés sous ,Philippe VI .
Durant la captivité du roi Jean, Paris fut agité par les ^factieux. ^
Vers 1360, on établit deux portes aux extrémités de la rue tdu Feurre (c’est-à-dire de la Paille ), où la Faculté des arts te- onait ses écoles. Plusieurs autres voies étaient aussi munies declôtures ; telles étaient la rue des Deux-Portes, entre celles .de la Harpe et d’IIautefeuille ; les rue des Deux-Portes-Saint - (Jean , des Deux-Portes-Saint-Sauveur, celle des Trois-Portes, place Maubert. Le couvre-feu sonnait tous les soirs I eNotre-Dame . Dans ce temps-là, dit Robert Gaguin , les habits nétaient très-différents: en voyant les vêlements des Français dvous les auriez pris pour des baladins. Cette nation, journelle- nment livrée à l’orgueil, à la débauche, 11 e fait que des sottises; dtantôt les habits qu’elle adopte sont trop larges, tantôt ils sonttrop étroits; dans un temps ils sont trop longs, dans un autreils sont trop courts; toujours avide de nouveauté, elle ne peut j 1conserver pendant l’espace de dix années la même forme de 11vêtements. »
Au xiv* siècle remonte l’usage des Affiches ou épingles, ce ^qui n’empêcha pas les dames de montrer un peu trop leurs *charmes ; leurs robes alors étaient fendues sur le côté commeles jeunes Grecques. Voici ce que dit Robert de Blois des damesde cette époque : ^
Aucune lesse deffermée ^
Sa poitrine, pour ce c’onvoieComme fetement sa char blanchoie ’ *
Une autre lesse tout de gré 1
Sa char apparoir au côté.
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« Les dames, dit le poète que nous venons de citer, ne doi- 1vent point voiler leur visage devant les seigneurs ; elles peu-vent se le couvrir quand elles montent à cheval ou qu’ellesvont à l’église, mais en y entrant elles doivent le mettre ee 1