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Tous les senrices du Conseil d’État sont établis au rez-de-chaussée.
LE PALAIS-DE-JUSTICE ET LA SAINTE-CHAPELLE . —Sur l’emplacement du Palais-de-Justice s’élevait jadis la de-meure des proconsuls romains qui devint, plus tard, l’habita-tion de l’empereur Juiien, et même des rois Francs, jusqu’àCharles V . La tour de l’Horloge de ce palais, qui fait l’angledu quai aux Fleurs, venant d’être réparée, attire les re-gards par ses proportions élégantes et sévères et par l'é-norme cadran, style renaissance, qu’on y a rétabli. — Voicila description qu’en 1585 l’historien Rabel faisait de l’enca-drement de cette œuvre d’art due à M. Vie, le célèbre horlogerallemand ..... « Le conducteur de cet ouvrage fut GermainWon, maître statuaire et l’un des premiers en son art, lequela rendu des ouvrages si parfaits en notre ville de Paris etautres lieux de France que la mémoire en sera perpétuelle,bu haut d’icelui quadran il y a premièrement le pourtrait d’unecolombe signifiant le Saint-Esprit, sous laquelle est une cou-enne de laurier qui est dessus et deux autres couronnes quiaont sur les écus de France et de Pologne , le tout enclos d’uncollier de l’ordre du Saint-Esprit , et au-dessus est écrit: Quifodit ante dvas triplicens dabit ille (celui qui lui a déjài donné deux couronnes lui en donnera une troisième). En l’undes côtés du quadran est représentée la Piété tenant un livreouvert auquel est écrit : Sacra Dei celebrari pivs, regales ti-"ujus (observateur pieux de la loi de Dieu respecte le droitjoyal). Et de l’autre côté, la Justice tenant une balance, au basNit quadran est écrit : Machinâ qux bis sex tam juste divi-üt horasjustitiam servare manet leges que tueri (la machineW divise si exactement les douze heures du jour nous avertit“Observer la justice et d’obéir aux lois).»Ces inscriptions sontde Jean Passerat , professeur royal en éloquence.
Après le superbe cadran qui étonne et frappe tout à coup^promeneurs, nous devons parler de la Sainte-Chapelle du^lais, dont la façade est tournée vers l’hôtel de M. le préfetd* police et le chevet vers la rue de la Barillerie.
La Sainte-Chapelle , restée interdite après la Révolution,jjdté l’objet, depuis quelques années, d’immenses réparations“hlonnées par Louis-Philippe . Cette restauration, qu’on ter-®'ne en ce moment, dirigée par MM. Violet, Le Duc et Lassus,dÇlé parfaitement entendue, et l’on pourra bientôt rendre au“dite cet édifice religieux, qu’on peut visiter dès maintenanti ®°yennant une faible rétribution.
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