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Avantde quitter le Palais-de-Justice, nous allons faire faireune halte à nos lecteurs à la salle des Pas-Perdus. Au moyen-âge, cette salle était la principale du Palais, et c’était à l’ex-trémité de ce gigantesque parallélogramme qu’on voyait lafameuse table de marbre plus connue par le roman de Notre- jDame de Paris , de Victor Hugo , que par tous nos vieux pa- jpiers terriers. Cette salle, incendiée le 7 mai 1618 et réparéepar Jacques Desbrosses, se compose de deux immenses nefs |collatérales. On y remarque la statue de Malesherbes , le défen- |seur de Louis XVI , par Bosio, érigée en 1821. Le magistratest représenté debout, ayant à ses côtés la France et la Fidé-lité.
LE PALAIS DE L’INSTITUT, quai Conti, 23. — Cet édificeélevé par ordre de Louis XIV sur les dessins de l’architecteLeveau, fut destiné, en 1801, aux séances de l’Institut et pritle nom de Palais des Beaux-Arts. L’Institut est le lieu de réu-nion des cinq académies:
L’Académie des inscriptions et belles-lettres -,
L’Académie des sciences morales et politiques ; ,
L’Académie française doit son établissement à Richelieu;l’Académie des sciences à Colbert ; l’Académie des inscription 8et belles-lettres à Louis XIII , de même que l’Académie des jsciences morales et politiques; l’Académie des beaux-arts â jM. Desnoyers, secrétaire d’État et surintendant des bâtiments .du roi. i
Tous les ans, au mois de janvier, les cinq Académies sc ïréunissent en séance solennelle au palais île l’Institut. j
LE PALAIS DE LA LÉGION D’HONNEUR, rue de Lille, ;— Ce palais a été bâti en 1786 pour le prince de Salm, p arl’architecte Rousseau. Vendu pendant la Révolution, il fnjacheté par Napoléon pour le compte du gouvernement et affect*à l’administration de la Légion-d’IIonneur. L’intérieur de cetédifice est d’une simplicité élégante ; à l’extérieur, sur le fron-ton de la porte principale, on lit la devise ou légende de l’or -dre : Honneur et Patrie.
LE PALAIS DES BEAUX-ARTS, rue Bonaparte, M .—,Palais des Beaux-Arts, commencé en 1830 par l’architecte D* - 'bret, et terminé en 1836, sous la direction de M. Dubau» ,occupe l’emplacement de l’ancien couvent des Petits-Augus ;