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fun théâtre et quelques boutiques de curiosités, de livres rares«t de meubles imitant l’antique.
LE BOULEVARD DES FILLES DU CALVAIRE. — Après leboulevard Beaumarchais, vient celui des Filles du Calvaire. Iln'offre de remarquable que le Cirque-Napoléon. Nous nonous y arrêterons pas avec les bourgeois du Marais, qui vien-nent s’asseoir en face et chercher, des heures entières, si lessculptures qui l'entourent ne se répètent pas : ces bas-reliefsreprésentent différentes scènes des jeux olympiques.
LE BOULEVARD DU TEMPLE . — Le boulevard du Temple ,le plus fréquenté de tous, est le lieu de réunion des gamins deParis . On y rencontre encore les acteurs des théâtres dont cettepromenade est bordée. Ces théâtres sont : le Lazary, les Fu-nambules, les Délassements Comiques, la Gaîté, les Folies-Dra-®a:iques, les Folies Nouvelles et le Théâtre-Lyrique. Le soir,te queues formidables se forment pourvoir chaque spectacle;te scrgents-de-ville suffisent à peine pour maintenir l'ordre.Les marchandes d’oranges, de sucre d’orge, de pommes et deSceaux, dont les lanternes entourées de papier de couleur,égayent le coup d’œil, retournent chez elles , après avoir faitPour la plupart de lourdes recettes. Enfin, l’aspect de ce bou-levard, nommé vulgairement le boulevard du Crime, n’a deteoce que ses mélodrames.
LE BOULEVARD SAINT-MARTIN et le Chateau d’Eau. —Traversons la rue du Temple et nous voilà sur le boulevardSaint-Martin où nous allons nous arrêler devant le Châteaud’Eau. Cette fontaine se compose de trois bassins conceniriquessuperposés : quatre lions, accroupis dans le bassin inférieur,uncent des jets d’eau de leur gueule ; une cascade descend dea vasque supérieure : tout autour se tient deux fois la semainele Marché aux Fleurs. A l’extrémité du boulevard St-Martin ,56 trouvent les théâtres de l'Ambigu et de la Porte Saint-Martin.
LE BOULEVARD SAINT-DENIS. — Celte promenade ccm-jteice à la Porte Saint-Martin et se termine à la Porte Saint-"tes. Sur le premier arc de triomphe, construit en 4674 aux■tais de la Ville, on lit l'inscription suivante : « LudovicoMagno, vesonlione sequanisque bis captis, et (rnctis germa-n °rurii , kispauorum , bntavurum que exercitibus , prsef. etutiles p. c. C. anno 4 674. A Louis le Grand, pour avoirPfs deux fuis Besançon et la Franche-Comté , et écrasé lesannées allemande, espagnole et hollandaise; le prévôt des mar-c uands et les échevins de Paris, 4 674. » L’architecte de ce mo-
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