miment est Bellet (Pierre). On remarque sur ses faces quatre bas-reliefs ; ceux qui regardent le Midi représentent la prise deBesançon et la triple alliance; on les doit à MM. Dujardin etG. Marty. Les deux autres sont de Le Hongre et de Le Grospère, représentent la prise de Limbourg et la défaite des Alle mands . LaPorte Saint-Denis, que nous trouvons ensuite, a étéérigée sur les dessins de Blondel, deux ans avant la construc-tion de la Porte Saint-Martin, pour rappeler le souvenir desconquêtes de Louis XIV en Allemagne . Les deux façades sontornées d’obélisques reposant sur des socles percés d’une portecarrée pour le passage des piétons. Sur la façade méridionale,au-dessus de l’arcade, on voit un bas-relief représentant lePassage du Rhin. Les obélisques sont décorés de trophéesexécutés, ainsi que les autres sculptures du monument d’aprèsles dessins de Girardon. Au-dessus de l’arcade, on ne lit que cesdeux mots ; Ludovico Magno, à Louis le Grand.
LE BOULEVARD BONNE-NOUVELLE. — Il commence auboulevard Saint-Denis et tinit au boulevard Poissonnière. Onne remarque que son bazar et le théâtre du Gymnase, ancien-nement le théâtre de Madame, aujourd’hui le "théâtre de l’Im-pératrice. C’est près de cet édifice que se vend la fameusegalette qui attire les gourmets parisiens et étrangers.
LE BOULEVARD POISSONNIERE ET LE BOULEVARDMONTMARTRE. — Ces deux promenades, bordées par les mai-sons de commerce de grand luxe, sont le rendez-vous des élé-gants et des oisifs. On y entend parler d’Arnal, de Lassagne,de la hausse, delà baisse. Les auteurs dramatiques s’inspirentdes saillies des acteurs fréquentant le café des Variétés qui setrouve sur le boulevard Montmartre, à côté du théâtre.
LE BOULEVARD DES ITALIENS. — Nous allons nousarrêter sur ce boulevard, autrefois anpelé le boulevard de Gand ;devant l’Opéra-Comique, la Maison Dorée, le café Tortoni et lepavillon de Hanovre, monument de scandale et de folie , quisert à présent de boutique, à M. Christofle , digne confrère ducélèbre orfèvre, M. Josse, mis en scène par Molière .
LE BOULEVARD DES CAPUCINES. — Ce boulevard estbordé par une grille à hauteur d’appui qui domine une rueprise sur la largeur du boulevard, et dont le sol est inférieurd’environ 4 mètres à celui du trottoir; on l’appelle la rueBasse-du-Rempart. On remarque le long de cette promenadele café Durand, la maison Tahan, et l’hôtel d’Osmont, véritablehabitation princière, un bijou du siècle dernier resté intact.