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Le nouveau Paris et ses environs : guide de l'étranger, contenant sous ce titre ... / par M. Lehaguez
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existe encore à Rome , a 14 mètres 60 centimètres de hauteursur 49 mètres 50 centimètres de largeur, et 8 mètres 65 cen-timètres dépaisseur. Comme son modèle, elle se compose detrois arcades, mais elle compte de plus une arcade transver-sale. Quatre colonnes, en marbre de couleur, supportent une |statue de marbre blanc, représentant un soldat de lempire;sur la façade, regardant le Carrousel, un cuirassier, parM. Launay; un dragon, par M. Corbet; un chasseur à che-val, par il. Foucon ; un carabinier, par M. Chinard . Sur lafaçade regardant les Tuileries , un grenadier, par Dardet; uncarabinier, par Montonis; un canonnier, par Bridau ; un sa-peur, par Dumont père. Les Renommées sont de MM. Faunajet Pasquier. Les quatre faces de lArc sont ornées de six bas-reliefs : la Bataille (TAusterlitz, par Espercieux ; la Capitu-lation dUlm, par Cartellier ; \Entrevue de Tilsitt, par M. Ra-mus ; Y Entrée de l'armée française à Munich, par M. Clo-dion ; Y Entrée à Fienne, par Deseine ; la Pa ix de Presbourg ,par Lesueur. Les chevaux de bronze ont longtemps servi decouronnement à cet édifice; en 1814, ils ont été remplacés parun groupe en bronze, de M. Bosio, qui se compose dun chartraîné par quatre chevaux, et dirigé par une femme personnefiant la Restauration.

PLACE NAPOLÉON. La place Napoléon, située en faÇ*larc-de-triomphe de la place du Carrousel, est occupée au mi-lieu par deux charmants parterres, et entourée de pavillonssculptés par l'élite des artistes français . Celui du centre, le p*villon Sully, porte linscription suivante : « 1548, François I ecommence le Louvre; 1564, Catherine de Médicis commenceles Tuileries ; 4852-1857, Napoléon 111 réunit les Tuileries auLouvre. » Les pavillons qui bordent cette place sont, à droite,les pavillons Daru, Denon et Mollien ; à gauche, les pavillon*Colbert, Richelieu et Turgot . Suivant lexpression pittoresquede Théophile Gautier , ce sont, à cause des nombreuses sta-tues qui les décorent, de véritables musées en plein vent.

LE JARDIN DU PALAIS-ROYAL. Au milieu est un bassinqui sépare deux parterres, flanqués à leur extrémité de kiosqu®consacrés à la lecture des journaux ou à la vente de joue 1 *denfants. Dans lun de ces parterres est une copie en bromjde lApollon du Belvédère , et dans lautre une copie de Dtanà la biche. Celui du Nord possède, en outre, deux statues emarbre blanc: un Jeune homme se mettant au bain, PEspercieux ; un Enfant jouant avec une chèvre, par M. Lent**