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lonrg,. le rendez-vous des étudiants,’ est comme le palais,œuvre de Jacques Desbrosses. Les parterres sont renommésir la beauté de leurs fleurs et passent à bon droit pour leseux entretenus de tous ceux des jardins publics; dans les;ux carrés latéraux qui environnent Je bassin, on voit deuxtonnes en griotte d’Italie , une statue de David, vainqueur: Goliath, et une statue de Nymphe, œuvres de la renais-nce italienne, dont les auteurs sont inconnus. Sur les balus-.des, établies autour des talus, M. de Gisors , l’architecte dulais, a multiplié des vases en marbre et l’administration ac-lle a fait placer dans le parterre, nouvellement créé, aurd du jardin, un groupe en marbre, Adam et ta famille,•M. Garraud. On a placé, vers la même époque, devant.n des parterres du centre, en face du grand bassin, une.alue de M. Lemaire, Archidamat s'apprêtant à lancer leiisque. Les autres parterres sont décorés d’une copie du gla-diateur Borghèse et d’une copie de Diane à la biche. Dans leparterre, situé en face de l’Orangerie , se trouve une belle œu-vre de Pigalle, un Mercure en bronze. Le grand bassin qui setrouve au milieu des parterres du centre est orné d’r/n grouped'enfants portant une coupe d’où s’élance un jet d’eau, œu-vre du XVlll* siècle. On remarque dans la pépinière la Villeda,de M. Maindron, et, parmi les autres statues du jardin, nouséveillerons l'attention sur la Jeanne d’Arc de M. Rude, sur laClémence Isaure , de M. Préault et sur Mademoiselle Mont-pensier, de M. Demesmav.
LE CARREFOUR DE L’OBSERVATOIRE. — Situé à l’unedes extrémités du jardin du Luxembourg, est très-animé ledimanche, à cause des banquistes qui s’y tiennent. On y re-marque la statue du maréchal Ney, de M. Rude. Le maréchalest représenté au moment où il appelle ses soldats; sa boucheest ouverte, et il lient son sabre nu.