— 59 -
LOURCINE. — L’hôpital de Lourcine, ouvert pour les vé-nériennes le 1 er février 1836, contient 270 lits, veillés partreize sœurs de la Compassion.
L’HOSPICE DES QUINZE-VIXGTS, rue de Charenton, 36.-L’établissement des Quinze Vingts, un des plus curieux àvisiter, fut fondé, dit-on, par Louis IX , pour trois cents aveu-lies qu’il avait ramenés de Terre-Sainte. Il est encore affecté aumême usage.
L’HOSPICE DE LA SALPÉTRIÈRE . — La Salpétrière , leplus vaste établissement hospitalier de l’Europe , contientM69 lits, dont 3,048 pour les femmes âgées ou infirmes, et|32i pour les aliénées. La salle de bains, la lingerie de cetétablissement, attirent l’attention : la buanderie, construitefans de vastes proportions, blanchit chaque année 1,500,000pièces de linge pour l’hospice, et en outre tout le linge de1 Hôtel-Dieu, de la Charité, situé rue Jacob, n° 47, et de l’HÔ-Pital des Cliniques, élevé place de l’Ecole de Médecine, créé parJe Lamartinière, chirurgien de Louis XV . On a créé récemm'entà la Salpétrière cinq grands réfectoires, de l’aspect le plussatisfaisant, où les administrés prennent leurs repas. L’alimen-iation se compose de dix décagrammes de pain, treize déca-frammes de viande, quarante-cinq centilitres de bouillon, unPlat de légumes, un dessert et douze centilitres de vin. Letoucher consiste en un lit de fer, deux matelas, une paillasse,on traversin et deux couvertures.
BICÊTRE, à Gentilly. — Bicêtre est aujourd’hui dans lesjoômes conditions que la Salpétrière . Cet hospice contient2 >‘2b lits, dont 1,871 pour les vieillards et les infirmes, et 854Pour les aliénés. Les vieillards valides, moyennant une petiterétribution, sont assujettis à un travail proportionné à leursforces.
HOSPICE DES ENFANTS TROUVÉS ET DES ORPHELINS.,,“ e d’EnJer, »° 100.— 597 lits. —Cet établissement est dû àardente charité de saint Vincent de Paul . On reçoit dans cet"U^pice, depuis le jour de leur naissance jusqu’à leur douzième''fée, les enfants trouvés, les enfants abandonnés et lesURmelins pauvres. On ne conserve que ceux qui sont malades,loutres sont confiés à des nourrices qui les conduisent dans«départements; les parents ignorent toujours où les en-^utsgont placés; quand ils veulent en avoir des nouvelles, ilstenus de payer 6 fr. S’ils désirent les reprendre, ils doi-