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vent rembourser 1 00 fr. par année. Quelquefois aussi la remiseest faite gratuitement en faveur des familles indigentes et dignesd’intérêt. Jusqu’à 21 ans, les enfants restent sous la tutelle del’administration.
ASILE IMPÉRIAL DE VIXCENNES. — Cet asile, qui acoûté 2,600,000 fr., est situé sur la lisière du bois de Vincennes,et est destiné aux ouvriers convalescents qui sortent des hos-pices. L’éditice, formé de plusieurs corps de logis se rattachantà un pavillon central, est à la fois imposant et pittoresque.L’établi.'Sement contient à la fois cinq cents pensionnaires, etest chauffé par un calorifère; il possède tne belle cuisine avecun énorme fourneau en fonte où sont placées des marmites enenivre d’une vaste dimension ; l’eau est amenée par une ma-chine à vapeur, et les services économiques sont entièrementséparés du principal corps de bâtiment. L’inauguration del’asile de Vincennes a eu lieu le lundi 31 août 1837.
L’ORPHELINAT IMPÉRIAL. — L’Orphelinat du faubourgSaint-Antoine a été édilié sur les plans de M. Iliitorf, archi-tecte, et porte au-dessous de son fronton l’inscription sui-vante : « Maison Eugène-Napoléon, fondée en 1856, par SaMajesté l’Impératrice. » Cet élablbsement a été érigé aux fraisde notre bienfaisante et gracieuse souveraine.
L’impératrice Eugénie a voulu consacrer à la fondation d’unorphelinat les 80,000 fr. provenant d’une souscription ou-verte à Paris et dans le département de la Seine , dont lechiffre avait été limité de 5 à 25 cent., et qui était destinés àoffrir un cadeau au prince impérial. Celte somme fut placée enrentes sur l’Étal, et le revenu, joint à l’allocation annuelle de30,000 fr. faite par Sa Majesté l’Empereur, sera employée àpayer des pensions de 100, 200, et jusqu’à 300 fr. à des jeunesorphelins de père et de mère nés dans le département de InSeine, et confiés, par les soins d’une commission, à d’honnêtesménages d’ouvriers. Là, i’orphelin retrouve une famille, il esttraité comme l’enfant de la maison et apprend un état. L>commission s’assure, au surplus, qu’il y reçoit l’instruction etles soins convenables, et elle surveille sa conduite.
LFS CATACOMBES. — On ne peut plus visiter ces ancien"nés carrières, d’où furent extraites les pierres qui ont servi aconstruire l’ancien Paris que dans la compagnie des ingénieuf’de la Ville. Elles forment une cité souterraine qui a ses rues etses places. Des travaux continuels sont nécessaires pour préve-nir les éboulements. En 1784, lorsque le cimetière des Innocent*