AVANT LA CAMPAGNE DE L’EST.
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nisev à Belfort les bataillons épars dans la région :il n’était qu’au début de ce laborieux travail lorsquela brigade Dupré lui fut envoyée. Dirigée sur Raon-l’Klape, elle sc heurta le 6 octobre au corps du gé-néral Degenfeld, en avant de la Bourgonce.
Un combat très violent s’engagea à Saint-Michel,Nompalclizc, Sainl-Remy. Après une longue et vio-lente lutte, nos troupes furent repoussées, le géné-ral Dupré ayant été grièvement blessé et son prin-cipal lieutenant (M. llocédé, lieutenant-colonel dud2“ de marche) mortellement atteint.
« Pendant sept heures , des conscrits appelés depuisquelques jours, mal armés, mal équipés, à peinesoutenus par quelques pièces de faible calibre,avaient disputé le terrain à sept mille soldats exer-cés, appuyés par de la cavalerie et douze pièces (1). »(let échec nous faisait perdre les Vosges. La re-traite fut marquée, le !) et le 11, par deux combatsd’arrière-garde à Bambcrvillers et Bruyères.
Le général Cambriels rallia son monde à Besan-çon après une retraite difficile et s’appliqua à donnerde la cohésion à scs troupes. Quinze jours plus tard,
O) Nous ne pouvons que résumera grands traits cette partie de lacampagne. Cette histoire a été écrite d'une façon presque définitivepar M. le capitaine J.-Ii. Dumas dans un ouvrage documenté, im-partial et animé d’un patriotisme élevé. En ce qui concerne lecombat de la liourgonce, on trouvera des détails complets à la2” partie du présent volume, dans ['Historique du 32 e de marché. Cetexcellent régiment a supporté le poids principal de la lutte avecune bravoure dont ses énormes pertes donnent la mesure.
(tombal de laBourgonce.
Bel mile de(’.ambrielssur Besan-çon.