9
avant i,a CAMPAGNE 1)E l’est.multiples, encore, plus politiques que militaires. Ilsont prudemment évité des places comme llesançonqui fermait la route du sud, — Auxonne qui com-mandait le cours de la Saône, — Langres qui les for-mait à des détours gênants et qui inquiétait leurscommunications. Ce n’est pas que la possession deces places leur fût indifférente : mais elles étaientarmées et défendues de manière à forcer l’assiégeantà un siège régulier... et Uelfort ne les mettait pas engoût.
Presque toutes les places de l’empire étaient devéritables souricières, surannées et mal armées, oùdes garnisons, des cadres, des armements ont étécapturés sans perte pour l’ennemi, sans profil pourla défense générale, sans retard dans la marche del'envahisseur.
La plupart des commandants étaient, il faut avoirle courage de le dire, dans une situation d’espritqui rendait plus mauvais encore le mauvais instru-ment qu'ils avaient entre los mains.
Nulle part, sauf à Belfort , on n’a songé à impro-viser des redoutes en terre dont l’usage était clas-sique depuis Sébastopol. Si nous avions eu danschaque ville forte un Denfert-ltochereau cherchantû éloigner la défense du rempart et décidé îi ne serendre qu'apres brèche praticable au corps déplacé ,l’ennemi eût éprouvé de graves difficultés. Lascience et l’initiative ne se sont rencontrées qu'une