Évacuationde Dijon.
Les place*fortes d’Al-sace.
8 LES DKHNIÈHES C A RT 0 U C II E S .
bre, les Allemands résolurent de rendre moins pré-caire leur situation à Dijon et de tenter une vigou-reuse oll'ensivc contre la division Cremer concentréeentre Deaune et Nuits. Le 18 décembre, ils attaquentcette dernière ville, avec quinze mille hommes ettrente-six canons : nos troupes, bien qu'inférieuresen nombre, opposent une résistance acharnée. A grand’peine, les Hadois parviennent à occuper Nuits d’oùils ne peuvent déboucher : le lendemain matin,brisés par celte belle résistance, découragés par despertes sanglantes, les Dadois se mettent en retraitesur Dijon.
Quelques jours après, le 27 décembre, ils éva-cuaient cette ville à l'approche de l’armée de Hour-baki et se retiraient à Yesoul.
Après trois mois d’opérations, Werder n'avait pufranchir la ligne du Doubs ni par force, ni par sur-prise. Il n’avait pu pousser au delà de Dijon où ilétait resté plus menacé que menaçant.
Il nous reste à résumer — pour terminer cette pré-face sommaire de la campagne de l’Lsl — les siègesdes places alsaciennes.
Les Allemands ont montré beaucoup de répu-gnance et d’inaptitude pour la guerre de sièges. Usn’ont attaqué que les villes dépourvues de loris dé-tachés, faciles à réduire par un bombardement sansdanger pour eux, — sauf Strasbourg et Dell'ort dontla complète leur était imposée par des considérations