AVANT LA CAMPAGNE DE L’EST.
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graphiait au colonel Denfert pour l’autoriser àrendre la place qui lirait contre l’ennemi les der-niers coups de canon. Les conditions de la redditionlurent signées à Pérouse le 16 février. L’article 2 sti-pulait : « La garnison, en raison de sa valeureusedéfense, sortira librement, avec les honneurs de laguerre, et elle emmènera les aigles, drapeaux,armes, chevaux, équipages, etc., et enfin les archivesde la place (I). » L’évacuation eut lieu les 17 et18 février.
L'investissement avait duré cent dix jours et lebombardement soixante-douze jours. Les Allemandsavaient perdu par le feu quatre-vingt-lmit officiers etdeux mille quarante-neuf hommes : c’est deux foisce qu’ils ont perdu devant Paris (les bataillesexceptées).
Si tonl le monde avait fait son devoir commeDenfert et ses collaborateurs, la honte du démem-brement nous eût été épargnée.
Lu résumé, au moment où Dourbaki fait sa diver-sion, les Allemands n’ont pu aborder ni la Franche-Comté au sud du Doubs, ni la Dourgogne au sud deNuits, —bien que n’ayant devant eux que de jeunescontingents très fractionnés.
Quant aux forteresses de la région, ils ont cueillideux bicoques : Neuf-Drisacb et Schlestadl ; ils
(1) Voirie texte officiel aux annexes.