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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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I.ES IIEKN1ÈRES CARTOUCHES.

Apres l'échec de Rourbaki, lassiégeant redoublede vigueur : le corps de siège est porté à dix-huitmille hommes et les batteries atteignent le chiffrede deux cents pièces (1).

Le 20 janvier, lennemi enlève Pérouse au prixde pertes sanglantes et le 22 au malin, il ouvre lesparallèles contre les Perches. Le 27, croyant avoirréduit ces redoutes, il donne lassaut. Mais il estrepoussé avec des pertes considérables : dix officierset quatre cent vingt-sept hommes dont trois centsprisonniers, ces derniers cernés dans le fossé, lavigueur de lassaut les ayant entraînés à sauter aupied de lescarpe.

Les travaux dapproche sont poussés avec unenouvelle énergie et le tir redouble dintensité : cesmalheureuses redoutes de campagne sont boule-versées de fond en comble et leur artillerie réduiteau silence. Le 8 février, les Allemands peuvent enprendre possession. Rapproché de la ville, l'assié-geant poursuit le bombardement avec une ragenouvelle. Le 13 février, une sommation est repousséepar le colonel Denfert.

Pressé den finir, le quartier général de Ver-sailles autorise le général de Treskow, par un té-légramme du 12, à accorder la libre sortie destroupes.

Dans la nuit du 13 au H, le gouvernement lélé-

(I) Bien que la diversion de Bourbaki se place à cette dpoque,nous croyons devoir continuer ce rdsumé, sans le scinder.