LA PRÉPARATION DE LA CAMPAGNE.
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devaient être débarqués : le 18° corps à (lhagny, le20 e corps à (lhalon-sur-Saône.
On a discuté à perte de vue sur la valeur de cettediversion et sur les résultats qu’aurait pu donner lemaintien du plan primitif: c’est là une controverseoiseuse. (le qui est certain, c’est que le déblocus deKelforl aurait eu des conséquences matérielles etmorales incalculables, (le qui n’est pas moins certain,c’est que la campagne de l’Est a abouti au désastrepour des causes absolument étrangères au planlui-mème et surtout à cause des modificationsapportées au programme initial.
Le malheur de cette opération décisive, c'est lîomlmki.qu’elle ait été conliéo à un homme dont le moral etl'intelligence étaient par trop au-dessous d’une pa-reille tâche.
(l’est sur une bravoure brillante, plus que sur desqualités de tacticien ou de stratégiste, que la fortunemilitaire de Kourbaki s’était fondée : soldat intrépide,entraîneur incomparable an feu, mais nullementcliel d’armée. Sorti de Met/, pour une prétenduemission auprès de l’impératrice, empêché de re-prendre son poste à la tète de la (larde, Kourbakine pouvait se consoler d’avoir été le jouet d’unemystification louche : il en gardait une amertumeincurable et un trouble profond dans sa consciencede soldat. Les démonstrations hostiles qui l’avaient Ses itéfail-suivi à Lille lorsqu’il essayait de constituer une lanrt ‘ s -