2(J LES DERNIÈRES CARTOUCHES.
armée dans le Nord avaient achevé de l’aigrir cl dele déconcerter.
Les témoignages abondent de celte maladie noire :
Nommé vers le 20 novembre an commandementdu 18 e corps, il reste à 'l'ours, inquiet et hésitant,domine il s’informait au colonel Thoumas des divi-sions dont il allait prendre le commadement, etque le colonel lui énumérait les éléments satisfai-sants de ses troupes : « de n’est pas ce qui m’arrête.» Mais je vois d!ici ce qui m’attend. Dès qu’il» pleuvra ou neigera, les soldats crieront à la Iralii-» son. dominent ne trahirais-je pas, puisque je suis» aide de camp de l’empereur ! »
Le général Thoumas ajoute que ses scrupules etses découragements étaient provoqués et journelle-ment renouvelés par « des lettres dans lesquelles scs» amis, inféodés à T Empire, lui reprochaient son obéis-» sauce à un gouvernement rebelle ».
M. de Freycinet avait très bien jugé le dangerd’un tel chef : — « Vous vous l'appelez, écrivait-ilà dambelta, l'impression que me lit cet officier àson passage ici. Il me parut découragé et peu aptedès lors à faire les efforts suprêmes réclamés par lasituation. »
On tenait cependant beaucoup à llourbaki. Sonnom populaire devait donner confiance aux troupes;la présence du général Itorel à la tête de l’état-majorsemblait une garantie suffisante au point de vue delàscience militaire ; enlin, on espérait que dans le feu de