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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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DA V R É VACATION DK DA CAMPAGNE- ït

laction le soldai se réveillerait avec ses qualités decommandement et d'entraînement. Et puis, il fautbien le dire, (lambctta avait un extraordinaire ascen-dant moral : charmeur, persuasif, entraînant. Aprèsune heure de conversation avec lîourbaki, ce der-nier « nétait plus le même homme ». (îamhettacrut à la durée de cette transfiguration : il ne saper-çut pas que cette foi qui s'allumait dans les yeuxde lîourbaki, cette énergie qui ranimait ses traits,c'était tout simplement le reflet momentané desa propre foi et de sa propre énergie. 11 ne compritpas quil était le foyer délectricité galvanisant soninterlocuteur : mais qu'aussi lût le foyer éloigné,lobjet magnélisé redeviendrait inerte.

On avait laissé à lîourbaki, sous le titre de délé- -M.de Serresgué du ministre, un homme dun vif patriotisme etdune intelligence remarquable : M. de Serres, ins-pecteur général des chemins de fer autrichiens,rompu aux mouvements des grandes masses. Lesdétracteurs de Oamhelta ont dénaturé le rôle deHl. de Scr res : tantôt ils ont voulu en faire unespion du gouvernement, tantôt un général civilimposant ses conceptions militaires. Toutes ces his-toires ne parviendront pas à déplacer la responsa-bilité des événements : lîourbaki est resté seulmaître du premier au dernier jour, obtenant tout cequil demandait légitimement; bien plus, traitéen malade quon veut ménager à tout prix et dont