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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES DERNIÈRES CARTOUCHES.

lenue clans son importante mission, reçut lordre derejoindre larmée déjà si nombreuse de Bourbaki.

Cependant, Gambetta se consumait en impatiencespatriotiques. Le 7 janvier, il télégraphiait àld heures 45 du malin :

« Votre dépêche de ce matin, d h. 30, mannonceque probablement vous ne ferez pas de mouvementaujourd'hui et que dailleurs vous navez connais-sance que de larrivée dune brigade du 15° corps àBesançon.

« Je suis surpris que cette dernière circonstancepuisse causer votre inaction, car votre mouvementavait été entrepris sans quil fût môme question defaire venir le 15'corps, et le mouvement de celui-ci aété plus rapide quil nétait permis de lespérer,puisque quarante-cinq mille hommes ont été embar-qués en trois jours et demi. Je ne m'expliqueraisdonc pas que ce fût un motif de retarder vosopérations. Je ne saurais trop vous recommanderau contraire de les accélérer, car, dune part, Parismange toujours, et dautre part il arrive contre vousdes renforts qui, si vous procédez trop lentement,liniront par vous constituer en infériorité dénombré.Voilà déjà beaucoup de temps écoulé et je vousengage à activer tous ces mouvements. La difficultédes routes que vous mettez en avant narrôte pasles Prussiens, dont la marche est pour le moins deuxfois aussi rapide que la notre.