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LES DE11NIÈ1ÎES CA H TOUCHES.
a marche del’armée del’Est.
sant vers Belfort; le problème à résoudre consistaitdonc pour chacun des généraux en présence à ydevancer son adversaire, à se saisir de cette barrièrestratégiquement très importante et tactiquement trèsforte.
Bourbaki partant de Montbozon et de Rougemont,Werder parlant de Vesoul et de Noroy, — lequel arri-verait le premier à Iféricourt?
Etant donné que doux armées ennemies ne peu-vent pas cheminer côte à côte, ces deux trajets de-vaient se couper ou tout au moins se heurter : lepoint d’intersection ou de contact se trouvait fatale-ment marqué à Villersoxcl. Commandant le coursde rOgnon, à cheval au croisement des roulesYesoul-Montbéliard et Bosançon-IIéricourt, la petiteville de Yillersexel était la clé de la manœuvre.C’est là, en effet, que le choc eut lieu dans lajournée du 9 janvier.
L’ordre de mouvement pour le 9 janvier, — daté deMontbozon, 8 janvier — assignait à l’armée françaiseles objectifs suivants :
Le lh c corps, dont les tètes de colonnes débar-quaient à Clerval, devait occuper les positions deLaguinguelte (Bréligncy) à Onans, direction d’Arccy.
Le 24 e : Yclleclicvreux, Géorfans et Grammont.
Le 20° : Yillargent, Villers-la-Yille, Les Magny.
Le 18° : Yillersexel, Aulrey-le-Vay, Esprcls, leboisde Cliassey.