LA BATAILLE DE VILLE R SEXE L.
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ennemis* Et surtout, la position n’était pas compa-rable entre les assaillants marchant à découvert etles défenseurs fortement retranchés dans une agglo-mération de maisons savamment crénelées et orga-nisées pour la résistance.
L’état-major prussien se décerne un éloge facile ense targuant de s’être « maintenu contre deux corps<£armée français , le 18% le 20% et une partie du 24 e ».
Ces deux lignes appellent trois rectifications :L’armée ennemie ne s’est pas « maintenue » ; — letiers du 18 e corps était absent du champ de bataille ;— on ne peut guère dénommer 4 compagnies duRhône « une partie du 24° corps ».
Il ne nous en coûte d’ailleurs nullement de recon-naître que les manœuvres de Werder ont été remar-quables ; que les dispositions tactiques des officiersallemands ont été très habiles; et que l’armée enne-mie a montré beaucoup d’opiniâtreté et de bravoure...Toutes constatations qui ne peuvent qu’accroître lemérite de nos troupes pour la plupart impro-visées.
La bataille de Villersexel, réconfortante pour lemoral de l’armée, pouvait avoir les conséquencesstratégiques les plus fécondes. Elle ne réalisait paspar elle-même tout le but de la campagne. Mais ellerendait possible et même facile l’accomplissement dece but, en nous livrant le seul chemin de Montbéliardet le meilleur chemin d’Héricourt. Elle compromet-tait si gravement les communications de Werder