Buch 
Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
Entstehung
Seite
59
JPEG-Download
 

LA BATAILLE DE VILLE R SEXE L.

59

ennemis* Et surtout, la position nétait pas compa-rable entre les assaillants marchant à découvert etles défenseurs fortement retranchés dans une agglo-mération de maisons savamment crénelées et orga-nisées pour la résistance.

Létat-major prussien se décerne un éloge facile ense targuant de sêtre « maintenu contre deux corps<£armée français , le 18% le 20% et une partie du 24 e ».

Ces deux lignes appellent trois rectifications :Larmée ennemie ne sest pas « maintenue » ; letiers du 18 e corps était absent du champ de bataille ; on ne peut guère dénommer 4 compagnies duRhône « une partie du 24° corps ».

Il ne nous en coûte dailleurs nullement de recon-naître que les manœuvres de Werder ont été remar-quables ; que les dispositions tactiques des officiersallemands ont été très habiles; et que larmée enne-mie a montré beaucoup dopiniâtreté et de bravoure...Toutes constatations qui ne peuvent quaccroître lemérite de nos troupes pour la plupart impro-visées.

La bataille de Villersexel, réconfortante pour lemoral de larmée, pouvait avoir les conséquencesstratégiques les plus fécondes. Elle ne réalisait paspar elle-même tout le but de la campagne. Mais ellerendait possible et même facile laccomplissement dece but, en nous livrant le seul chemin de Montbéliardet le meilleur chemin dHéricourt. Elle compromet-tait si gravement les communications de Werder