G4 LES DERNIÈRES CARTOUCHES.
11 a donc des éléments frais pour poursuivre savictoire. Mais, non! sa maladie noire le reprend, scsappréhensions le ressaisissent. Il veut attendreCremcr ; il veut attendre le 15 e corps au complet.
Une Émi- Avant d’entrer dans le détail de ces quatre mor-nence Grise, belles journées perdues entre Villorscxcl et Iléri-court, il faut bien raconter — c’est de l’histoire —les intrigues de palais qui ont circonvenu Bourbaki,et écarté, à partir de Villorscxcl, le distingué généralBorel au profit d’un Père Joseph galonné.
Bourbaki, indécis et affaissé, cherchait un appuidans un confident d’allures tranchantes ctde tonauto-ritaire. Dépourvu de critérium puisé dans la sciencetechnique, — ou dans la connaissance des hommes,ou dans des dons naturels de volonté et d’observa-tion, — il s’était créé un critérium artificiel qui con-sistait à suivre aveuglément les inspirations de sonpremier aide de camp.
Le colonel Cet aide de camp, c’était Je colonel Lcporchc.
Leperche. Commandant d’état-major au début de la guerre,professant pour le gouvernement do la Défense na-tionale la haine d’un soldat médiocre contre lepouvoir civil et d’un bonapartiste impénitent contreles républicains, il ne cessa de pratiquer sur lemoral de Bourbaki un travail dissolvant.
Après Villcrscxel, son inlfuence triomphe défini-tivement; c’est alors l’anarchie la plus complète, ouplutôt c’est l’annihilation de tous les organes do