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LES DERNIERES CARTOUCHES.
— qui dira jamais pourquoi ? — la journée du 14fut encore sacrifiée (I). 11 fallait bien donner auxAllemands le temps d’achever leurs préparatifs, decompléter leurs fortifications, de poster chacun deleurs soldats à loisir, en établissant aux meilleursabris homme par homme !
L’heure déci-sive.
Le télé-gramme dé-sespéréde Werder.
Et cependant, notre avantage est tel que Werderse sent perdu ; Werder dont l’habileté de manœu-vrier consommé, la ténacité et la hardiesse ne sesont pas démenties dans ces quinze jours si critiquespour lui, Werder qui a pu jusqu’alors chicaner etretarder nos progrès, se voit décidément acculé.Bien qu’il ait eu la fortune inespérée d’atteindresans encombre des positions idéales, sa vue clairede la situation lui montre la supériorité de nosforces sans compensation possible : ces forces, il lesconnaît très exactement.
El le 14 janvier, il adresse à Versailles celledépêche qu’il faut lire et relire, cette dépêche quiest. la glorification de Gambetta, l’éclalanle justifica-tion des combattants de l’armée de l’Est, commeelle est la condamnation écrasante de Bourbaki,pièce décisive qui tranche une fois de plus le procèsimpudent intenté à la Défense nationale par leshommes du parti de la Défaite.
Donc, le 14 janvier, Werder télégraphie d’iléri-eourt au grand quartier général :