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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES DERNIERES CARTOUCHES.

qui dira jamais pourquoi ? la journée du 14fut encore sacrifiée (I). 11 fallait bien donner auxAllemands le temps dachever leurs préparatifs, decompléter leurs fortifications, de poster chacun deleurs soldats à loisir, en établissant aux meilleursabris homme par homme !

Lheure déci-sive.

Le télé-gramme dé-sespéréde Werder.

Et cependant, notre avantage est tel que Werderse sent perdu ; Werder dont lhabileté de manœu-vrier consommé, la ténacité et la hardiesse ne sesont pas démenties dans ces quinze jours si critiquespour lui, Werder qui a pu jusqualors chicaner etretarder nos progrès, se voit décidément acculé.Bien quil ait eu la fortune inespérée datteindresans encombre des positions idéales, sa vue clairede la situation lui montre la supériorité de nosforces sans compensation possible : ces forces, il lesconnaît très exactement.

El le 14 janvier, il adresse à Versailles celledépêche quil faut lire et relire, cette dépêche quiest. la glorification de Gambetta, léclalanle justifica-tion des combattants de larmée de lEst, commeelle est la condamnation écrasante de Bourbaki,pièce décisive qui tranche une fois de plus le procèsimpudent intenté à la Défense nationale par leshommes du parti de la Défaite.

Donc, le 14 janvier, Werder télégraphie diléri-eourt au grand quartier général :