DE VILLERSEXEL A I1ERTC0URT.
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« Au général , comte de Moltke. — « De nouvellesforces ennemies marchent du sud et de l’ouest (deHlerval, 15“ corps ; de Yesoul, Cremer), contre Lureet Belfort. On a signalé des troupes nombreusesà Port-sur-Saône. Aujourd’hui, sur le front, l’ennemiattaque vainement les avant-postes à Bart et à Dung.En présence des mouvements convergents de forcessupérieures, je prie instamment d’examiner s'il y alieu de continuer à tenir devant Belfort. Je croispouvoir protéger l’Alsace, mais non en môme tempsBelfort, à moins de risquer l’existence môme ducorps. L’obligation de tenir devant Belfort m’enlèvetoute liberté de mouvement: la gelée permet defranchir les cours d’eau. — De Wekdeu. »
Ainsi, le 14 au soir, l’armée prussienne était dansune situation désespérée, ayant à dos Belfort et lafrontière suisse, pressée sur le front par l’arméefrançaise deux fois victorieuse : la lace de la guerreallait être changée.
Et dans Belfort, en môme temps, Denferl ordon-nait à scs commandants de batterie : « Tirez à blancjusqu’à la nuit, en signe d’allégresse, cinq coups parpièce. L’armée française s’avance ! »
Ilélas 1 bien court devait être le découragementde Werder ! Bien courte devait ôtre l’allégresse deDenfert !
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