AUTOUR DE BESANÇON.
181
la voie avaient à peine suffi à transporter le per-sonnel, le matériel du lu c corps et la consommationjournalière des vivres de l’armée, mais en outre lesvoies restaient obstruées par d’innombrables wagons.
Des résolutions énergiques et promptes s’imposent :huit jours de vivres à Besançon et autant vers l'on-tarlier, c’était tout ce qu’il avait été possible d’ame-ner, et cela au prix de difficultés énormes....
.... Bourbaki ne songe qu’à préparer sa justifica-tion personnelle. Dans la nuit du 23 au 24, il télé-graphie a Bordeaux :
« Les II 0 et VII 0 corps d’armée prussienne ontcommencé à couper communication avec Lyon. Ilspassent le Doubs et peut-être la Loue. En me hâtantle plus possible, je ne sais si je parviendrai à lesreconquérir. Je prendrai demain un parti, selon lesrenseignements que je recevrai. Il est au moinsétonnant qu’aucun avis de la marche de forces aussiconsidérables ne me soit parvenu en temps opportun.Intendant Friant, malgré les promesses, n a pasréuni a Besançon approvisionnement suffisant pourl’armée. — Bourbaki. »
11 est singulier de voir Bourbaki s’étonner, le24 janvier, de la marche de Manteuffel, comme d’unerévélation, lorsque, dès le 17, il déclare au généralBillot que l’entrée de l’armée du Sud à Gray le déter-