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MÎS dehniurks cartouches.
mine à la retraite (à ce moment, il avançait dedeux jours). De Dordeaux, on relève son manqueétrange de mémoire et on cherche à lui donner surla situation et sur son devoir des impressionsexactes :
« Bordeaux, 21 janvier J871, 9 h. 40 matin.Guerre à général Bourbaki. Besançon. — Je reçoisvotre dépêche de cette nuit 12 h. 05. Vous dites quevous n’avez pas été prévenu du mouvement de l’en-nemi sur Dijon, Dole et Mouchard. Vous n’avezdonc pas reçu la dépêche que je vous ai envoyéele 21, à dix heures du soir, par laquelle je vous fai-sais connaître cette marche de l’ennemi, son inten-tion de vous couper de Lyon, et j’insistais sur l’op-portunité pour vous de précipiter (c’était monexpression) votre mouvement vers le midi. D’ailleursc’élait voire souci de vous renseigner par vous-même dans une région si voisine de votre armée.
« Je ne m’explique pas qu’aujourd’hui encore, eten présence de laits significatifs qui s’accomplissentà côté de vous et menaçant si sérieusement vos com-munications, vous vous borniez à me dire que vousprendrez un parti demain, selon les renseignementsque vous recevrez. Votre parti devrait être déjà priset même exécuté. Vous auriez dû envoyer des forcesin ' 3S sur Mouchard et sur Dole. Je suis con-
vaincu que sur ces deux points, il n’y a pas quinzemille ennemis. Par conséquent, avec deux bonnesdivisions, vous auriez pu les déloger et préserver la