AUTOUR DE BESANÇON.
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voie de Besançon à Lyon. En tout cas, vous auriezpu leur faire cruellement expier leurs dégâts. Vousconnaissez du reste mon opinion sur l’ensemble devos mouvements : autant j’admire votre attitude surle champ de bataille, autant je déplore la lenteuravec laquelle l’armée a manœuvré avant et après lescombats. Le pays n’est pas fait autrement pour lesPrussiens que pour vous, et cependant je vois l’en-nemi vous gagner constamment de vitesse et accom-plir une entreprise à côté de vous avec une célérité,une audace et un bonheur incroyables.
« Selon moi, vous n’avez aujourd’hui qu'un partià prendre: c’est de reconquérir immédiatement etsans perdre une minute, les lignes de communicationque vous avez si regrettablement perdues et de pré-venir la chute de Dijon, que les tentatives renou-velées de l’ennemi pourraient amener, malgré l’hé-roïsme de Garibaldi.
« Je vous prie de dire à iVL de Serres que, confor-mément à ma dépêche d’hier, je désire qu’il rentrele plus tôt possible à Bordeaux. — C. de Freycinet. »
Au reçu de cette dépêche, Bourbaki convoque àChâtcau-b arine une sorte de conseil de guerre. Il estévident qu’il a voulu, non pas provoquer des résolu-tions décisives, mais faire couvrir son projet bienancré de retraite sur Pontarlier : sa façon d’accueillirtoute proposition différente le démontre pleinement.Les généraux Billot, Olinchant, Cremer et Pallu y
Conseil deguerrede ChâteauFarine.