AUTOUR DE BESANÇON.
191
des routes que couvre la neige et comme temps.
« J’ai dirigé ce matin trois colonnes : la divisionGrenier, la réserve générale de l’armée et une divi-sion du 20 e corps, qui s’arrêteront ce soir sur lesbords de la Loue, à Cléron et à Ornans, et qui con-tinueront leur route demain, soit dans la directionde Salins, soit dans celle do Ponlarlier, suivant lescirconstances.
« Ma grande préoccupation est d’assurer la sub-sistance des hommes. Elle sera bien réduite siBesançon (ne) possède toutes les ressources quej’avais demandé d’y accumuler.
« L’intendant Friant prétend vous avoir signalé,à plusieurs reprises, l’impossibilité d’atteindre lerésultat voulu, à cause de l’encombrement des voiesferrées.
« Il importe peu qu’il soit ou non responsable decette situation; elle ne m’en cause pas moins unesituation extrêmement difficile.
« Quant à présent, je ne puis que chercher àme dégager et non à percer la ligne ennemie. —Général Bourbaki. »
Nouvelles objurgations du gouvernement : nou-velles prophéties — que l’événement allait confirmeravant que le mois fût fini :
« Bordeaux, 2S janvier 1871, 5 h. 33 s. Guerre àgénéral Bourbaki , Besançon. — Plus je réfléchis à votre