d'JO LES DERNIÈRES CARTOUCHES.
que dans la position que vous allez prendre, vousne couvrirez pas môme Lyon.
« Telle est, général, mon opinion ; mais, je le ré-pète, vous seul ôtes juge en dernier ressort, car vousseul connaissez exactement l’état physique et moralde vos troupeseldeleurs chefs. — G. de Freycinet. »
Uourbaki, de son côté, s’entêtait :
« Besançon, 25 janvier 1871,3 h. 55 s. Général Bour-baki à Guerre, Bordeaux. — J’éprouve le besoin d’in-sister auprès de vous sur les dangers que présente-raient toutes opérations de la première armée suriNevers, Auxerre ou Tonnerre, quelque désirablequ'en soit la réalisation.
« L’état moral de l’armée est très peu solide. Ellene pourrait enlever Dole. En outre, il nous faudraitpasser entre deux rivières occupées par l’ennemi,exécuter ainsi une double marche de liane, passer laSaône à Aiixonue, et pour peu que l’ennemi, proli-lanl de cette situation, menace nos derrières, accep-ler le combat, ayant la Saône à dos, avec un seulpoint de passage.
« L’ennemi ne peut se concentrer aussi rapide-ment sur une de ses ailes que sur son centre, etplus il me suivra vers le sud, [dus il découvrira sapropre ligne de communication.
« Si je puis le devancer à Salins, mon mouvementse trouvera réduit comme distance, comme difficulté