200
LUS DEIlNIÈltES -CA HT O U Cil E S .
commandant I e division militaire à Guerre , Bordeaux.— Bourbaki vienl, de se tirer un coup de feu dans latête; n’est pas encore mort; l'impression du juge-ment porté sur ses opérations paraît avoir étéla causede cet acte. Généraux convoqués ce soir vont s’en-tendre. Mais la situation faite à la place est devenuedes plus graves avec une armée qui va manquer devivres. Les voies de fer étant depuis un mois em-ployées aux transports des troupes, la ville, qui n’apu rien recevoir depuis cette date, a, par le fait, déjàcomme un mois de blocus. Envoyez-moi des ordresd’urgence. Pour le Géxékw, Rollaxd, — le chefd'état-major , de Bic.ot. »
Gettedépèchesecroisail avec les deux télégrammessuivants. Reculant devant la responsabilité de main-tenir plus longtemps un chef anéanti, Gambettatélégraphiait :
« Bordeaux , 26 janvier 1871, 5 b. 56 soir. Guerreà, i/énéral Bourbaki, Besançon. — En face de voshésitations et du manque de confiance que vous ma-nifestez vous-méme sur la direction d’une entreprisedont nous attendions de si grands résultats, je vousprie de remettre votre commandement au généralClinchanl. Jusqu’à ce que celte remise soit effectiveet efficace, vous assurerez sous votre responsabilitél’exécution des mesures que commande l’intérôt del’armée. — Léon Gamhetta. »