20 i
AUTOUR I)E BESANÇON.
« Bordeaux , 26 janvier 1871, 5 h. 50 soir. Guerreà général Clinchant , Besançon. — A la réception dela présente dépêche, vous prendrez le commandementgénéral delà l re armée, en remplacement du généralBourbaki, que j’avise à l’instant môme. Je suis sûrque la résolution et la confiance qui vous animaientà Bourges ne vous ont pas abandonné et que voussaurez ramener vos forces. Vous nous aviserez de vosdispositions.
« Vous pourvoirez vous-même à votre remplace-ment à la tète du 20 e corps, provisoirement ou d’unemanière définitive, avec officier général qui vousagréera le mieux. Vous remplacerez également legénéral Bressolles à la tête du 24° par le général Com-magny qui appartient à ce corps. — Léon Otamuetta . »
Nous avons observé que Bourbaki dans sa marcheoffensive retournait constamment la tête vers Besan-çon; que dans sa retraite, il n’eut d’autre préoccupa-tion que de pelotonner son monde autour de la ville;qu enfin, il perdit trois bonnes journées sans raisonapparente, mais au fond parce qu’il subissait « l’at-traction des places fortes ». Cette fascination nousavait déjà coûté deux armées : Bazaine ayant étéattiré par le camp retranché de Metz et Mac-Mahonpar la bicoque de Sedan. B faut souligner ce phéno-mène psychologique : tout n’est pas chimérique dansles craintes des adversaires des grands camps re-tranchés. Il faut soigneusement veiller à ce qu’au