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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES DERNIÈRES CARTOUCHES.

« Tandis que la d0° compagnie du bataillon defusiliers du 2° régiment de grenadiers suit le cheminde la montagne, les trois autres savancent sur laroute. Celle-ci, située dans une profonde vallée ro-cheuse, était balayée par le feu des forts et par celuides tirailleurs ennemis. On ne gagnait du terrain enavant que par petites fractions, par bonds successifset non sans des pertes sensibles. Peu à peu cepen-dant, on parvenait à gravir les pentes raides quisétendent de chaque côté de la . Ce nest qua-près ([lie tout le n'y huent de (jrrnudievs ont rtédéployépour lattaque, que lon réussit, vers 2 heures etdemie, à pénétrer, par le nord, dans la gare en sui-vant la voie ferrée, et par la route, dans le faubourgSaint-Pierre. Sur ces entrefaites, le général dekoblinski sétait, aliu de faciliter cette attaque,avancé par Saint-Thiébaud avec le régiment n° 42et un escadron. Il laissait un bataillon à Saiscnaypour observer Ornans et atteignait Salins, peu après(pie les grenadiers pénétraient dans la ville (1). »

Ces commandants des redoutes Melin et Saint-André refusèrent toutes négociations soit avec len-nemi, soit avec les autorités municipales (2). Len-

(1) Historique i lu grand Ktat-niajor prussien, il 0 partie.

(2) Voici la lière réponse du capitaine dartillerie llrichard, com-mandant le fort Belin :

« Citoyens municipaux, leclief descadron dnrtillericcommandantla place me communique une adresse déplorant la continuationdes hostilités, laquelle adresse a été signée avec un ensemble édi-