LA DEUXIÈME ÉTAPE 1)E LA K ET 1{ AIT E. 200
nemi évacua Salins le lendemain (1), l’attitude desforts rendant impraticable le passage de troupes im-portantes. Cette lutte d’une poignée de conscrits sou-tenus par deux fortins mal armés contre six millevieux soldats avait coûté aux Allemands trois officierset cent neuf hommes.
Nous voulons extraire encore de la relation alle-mande une anecdote qui révèle la surexcitation pa-triotique des Jurassiens :
« Le commandant de la division, général de llart-
fumt par les notables de la ville de Salins. — Je vous répète ce queje vous ai déjà dit au moment où la sommation de capituler m’aété faite. Quand même les lois militaires 11e m'imposeraient pasd autre devoir qu'à vous, mon patriotisme et les intérêts de ladefense nationale m’indiquent d'une manière fixe et certaine quellere^le de conduite je dois tenir. — Je suis parfaitement résolu àmitrailler toute colonne allemande qui se présentera tant aux ap-proches de la ville que dans les endroits découverts coin ne laplace Auliarade et l'intervalle qui existe entre les deux faubourgs,^eja, dans la journée du 26 , au moment où la municipalité arboraitle hideux emblème de la capitulation, j’ai dù faire violence à messentiments, en 111’abstenant de mitrailler la brigade prussienne•lui, rangée sur la place de l'Ilùtel-de-Ville, faisait retentir l’air deses hourras et dont la musique jouait le chant allemand, la Senti -ne e du — L’ennemi a évacué la ville hier matin : en con-vant le drapeau blanc sur l’Ilôtel de Ville, vous avez l'air deà arb * U<îl il fonctionner sous l'autorité prussienne. Je vous invite' ■ mer immédiatement le drapeau de la Itépublique française. —
billu l et fraternité.
-es notables se rendaient compte de la bassesse de leur de-‘ la I’ Cur avait oblitéré chez eux tout sentiment de dignitédes^forts f|lli ' 3 " e Cl ' ai .- imien 1 l )as (le demander au commandant. </e leur rendre leur adresse, après l'avoir lue!
0 Ées forts tirèrent sur les troupes en retraite et tuèrent auxPiussiens une dizaine d'hommes.
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