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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LA DEUXIÈME ÉTAPE DE LA RETRAITE.

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La portée restreinte de l'armistice était connuepar ManteufTel dès le 29 à 5 heures du soir, heurede larrivée au quartier général à Arbois (1).

Immédiatement, une proclamation très explicitefut lancée : « Paris a capitulé ! Un armistice estconclu entre la garnison de la ville et les l re et 2° ar-mées. Seule , celle clu Sud doit continuer ses opéra-tions ,, jusqu'à ce quelle ait obtenu unrésultat définitif.En avant ! »

Les chefs allemands étaient donc parfaitementrenseignés par une proclamation qui leur est parve-nue dès le 30 au matin. Ce même jour, dès 9 heuresdu matin, un ordre fut lancé dArbois, qui commen-çait par ces mots : « La nouvelle dune suspensiondarmes pour larmée du Sud est fausse », et qui en-joignait aux chefs de corps de continuer vigoureu-sement les hostilités et surtout les marchessans sarrêter aux négociations que voudraient en-tamer les Français.

Le 30, aux environs de Pont-dIléry, Manteuffelavait reçu de Clinchant toujours dans la croyance

(1) Opérations de l'armée du S ud, daprès les documents officiels,par le comte U. i>e Waiviensleben, chef détat-major général de la-dite armée. L 'Historique du grand état-major prussien, qui estencombré de documents et télégrammes, souvent oiseux nementionne ni la dépêche par laquelle Manteuffel apprend larmis-tice, ni la proclamation quil lance immédiatement. Ces deux docu-ments mettent trop en lumière la ruse, la réticence et léquivoqueemployées pour prolonger lincertitude des Français.

Ruses prus-siennes.