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LES DEUNIÈHES G A It TO U G II K S .
d’un armistice général — une lettre lui offrant de seconcerter pour une délimitation. Très pressant pourhâter la marche de ses troupes, Mantcuffel devenaitsubitement temporisateur pour répondre aux pour-parlers : ce n’est qu’à Villencuve-d’Amont qu’ilrédige sa réponse. Il pose des conditions très dures,mais se garde bien de donner les clauses exactes del’armistice : « Votre Excellence me fait savoir qu’elleest chargée de traiter tontes les questions qui serapportent à la convention signée sous Paris ; je voisdans les pouvoirs dont elle est investie, la possibilitéd'arrêter l’effusion du sang, et c’est avec plaisir queje m’emploierai à le faire. Si Votre Excellence par-tage mes sentiments et projette après l’énergiquerésistance opposée par l’armée française de me fairedes propositions en rapport avec la présente situa-tion militaire, je la prie donc de m’en informer àLevier avant demain matin. »
Cela ne donnait aucune explication à Clinchant etle but de cette rédaction (jésuitique par omission,sinon par affirmation) était évidemment d’épaissirl’obscurité et d’entretenir le malentendu.
El inclinai, on le pense bien, était dans une véri-table lièvre: immobilisé par la notification d’unarmistice général, constatant que l’ennemi marchaittoujours sans vouloir en tenir compte et sansdonner d’explication, il envoya le colonel Chevalschercher la réponse si lente de Mantcuffel. L’entre-