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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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l.ES DE II NI IC II IÎS CARTOUCHES.

Illblidc .Iles t'avre.

on la vu, annoncé en deux mots à la Délégation.Gambetta pressa .Iules Favre dinterrogations fié-vreuses, auxquelles M. Favre ne répondit que le2 février, à cinq heures du soir. Dans lintervalle,M. de Dismarck avait bien communiqué le 31 jan-vier seulement les clauses principales à titre derenseignement.

Limbécillité et le scepticisme du gouvernementparisien avaient lait aboutir les projets des Allemandsen leur octroyant lavance de deux journées demarche, en achevant de désorganiser le commande-ment de larmée de lFst et en donnant le coupsuprême au moral des troupes. On leur a reprochéà ces malheureux soldats de crier à la trahison...l'eut-on leur faire grief de ne pas distinguer entre latrahison calculée et loblitération morale, lorsque lerésultat est le même ?

<< La connaissance exacte de ce texte, après lesordres expédiés par le gouvernement, était un véri-table coup de foudre, dit le général Thoumas ; lafureur de Gambetta était, à son comble ; il se jetasur moi, qui nélais certes pour rien dans ce qui sepassait, saisit ma cravate et la tordit, comme sileût voulut métrangler :

« Je comprends, sécria-t-il, quun avocat hébété« par la peur ait commis une pareille balourdise et« une semblable infamie; mais ce Jules Favre était