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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LA DEUXIÈME ÉTAPE DE LA RETRAITE. 221

« assisté dun général quand il discutait avec Bis-« inarck les clauses de la convention : que le sang de« larmée de lEst et la honte de la défaite retombent« sur lui ! »

Que de douleur dans cette exaspération ! Quelleindicible souffrance pour le grand patriote de voirchacun de ses efforts détruit par linertie, linca-pacité, le découragement... Quelles angoisses,lorsque retombe plus lourdement le rocher quunevolonté surhumaine vient à peine de soulever !

Comment Jules Favre avait-il consenti pareilleclause ? Comment, layant consentie, avait-jl commisloubli monstrueux de la signaler?

Cest que Bismarck osait tout avec son adversaireabîmé de douleur, dune douleur humiliée etpleurarde qui ne laissait rien de lucide dans ce cer-veau, rien de lier dans ce cœur.

N'avait-il pas commencé, laudacieux chancelier,par demander à Jules Favre une clause lui livrantlarmée de Garibaldi? Cette proposition déshono-rante fut repoussée avec indignation. Elle auraitmettre Jules Favre en éveil, lui révéler le désir desAllemands et lempêcher de stipuler la mise des dé-partements de lEst hors la trêve (1).

(1) M. Jules Favre sest excusé en disant quil manquait de nou-velles, que M. de Bismarck lui affirmait bien que notre armée del'Est était en retraite, mais quil ne le croyait pas : .< Paralyserlannée de l'Est qui pouvait être victorieuse et secourir la placeassiégée, était une résolution bien téméraire. »

Un tel raisonnement montre létat cérébral du malheureux