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LA DEUXIÈME ÉTALE DE LA RETRAITE. 223
Tout en conjurant Bourbaki de ne pas engager sonarmée dans une voie fatale, la Délégation préparaitfébrilement trois diversions de nature à compro-mettre les communications de Manteuffel : l’uned’Auxonne sur Dôle ; l’autre de Seurre sur Dôle,la troisième de Lons-le-Saunier sur Poligny etArbois.
A Garibaldi incombait la marche de Dijon sur Dôlepar Auxonne et par Saint-Jean-de-Losne.
Le 26 janvier, Garibaldi était chargé de la défensecomplète du pays jusqu’à Dôle, avec pouvoirs absolussur toutes les forces et tous les détachements de larégion. Cette décision fut notifiée au commandantd’Auxonne, dont les sentiments poli tiques et religieuxétaient notoirement opposés à ceux de Garibaldi. Onaccompagnait cette notification d’un télégramme quenous reproduisons, parce qu’il montre bien à quellesdifficultés on se heurtait, avec quelles susceptibilitéson était aux prises :
« Bordeaux , 27 janvier 1871, Il h. 55 s. Guerreà commandant de place , Auxonne. — Contrairementà ce qui a pu être fait jusqu’ici, je vous prie, lais-sant de côté toute question personnelle, de vousmettre à la complète disposition du général Garibaldi.Les raisons de salut public l’exigent en ce moment.Nous vous tiendrons compte de votre abnégation. —G- de Freycinet. »
Garibaldimarche sur
Dôle.