222 LES IJEKNIÈRES (', A U T 0 11 Cil ES .
Mais celte clause monstrueuse une fois arrêtée, nepas l’avoir télégraphiée à la Délégation, — oubli,négligence ou bêtise, peu importe — c’est là une deces défaillances qui sont des crimes. Ce n’est passeulement Jules Favre, ce n’est pas seulement sonassistant militaire M. de Yaldan, c’est tous ceux quiont participé à la convention, — le gouvernementde Paris tout entier — qui doivent en porter la peinedevant la France (Fl !
La marchesuspendue.La véritétardive.
Les diver-sions pré-parées.
L’armée de l’Est, depuis le 2!) au soir jusqu’au 31à 2 bernais, était restée dans la foi d’une trêve etn’avait presque pas bougé : l’ennemi, renseigné dèsle 29 à 5 heures, avait « habilement » profité denotre ignorance et accéléré ses mouvements. C’est(on le verra plus loin par des preuves mathémati-ques) l’incroyable dépêche du gouvernement deParis qui a consommé la catastrophe.
Avant de reprendre le récit des opérations mili-taires postérieures à la nouvelle fausse d’un armis-tice général, il faut signaler les efforts tentés pourporter secours à l’armée de l’Est, efforts stérilisés parla convention Jules Favre.
négociateur. Laisser une île nos urinées isolément aux prises aveclootes les forces allemandes, sous prétexte qu’elle est peut-êtrevictorieuse !
(I) M. Cliallemei-Lacour télégraphiait de. Lyon son indignation :« Ainsi, c’est avéré I L’armistice n’est pas applicable aux départe-ments du Doubs, du Jura et de la Cêtc-d’Or. Celui qui a consentiune pareille condition, quel que soit son nom, est un misérable,pardonnez-moi cette expression. »