l’entrée en suisse.
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il Pont-du-Navoy le 29 janvier. Il passait par Louleet la Iîillaude, arrivait aux Planches occupées par lacavalerie française qu’y avait postée Cremer, maisqui ne tint pas devant le 2 e bataillon de chasseurspoméranicns (1). Le colonel de W edell jette alors uneavant-garde dans Foncine-le-Bas, c est-a-dire surnotre ligne de retraite. L’occupation de Foncine nefut contrariée que par une fusillade de tirailleurs dela 3° légion du Rhône. La ! re brigade Cremer arri-vait le soir à Foncine-le-ITaut, mais le colonel Milloljugeant ses hommes trop fatigués pour un combatde nuit remettait l’attaque au lendemain. Le généralComagny avait de son cote ordre de rassembler toutson monde et de passer sur le ventre du détache-ment Wedell à Foncine. Arrive la nouvelle du pré-tendu armistice qui paralyse nos forces : lorsque lavérité fut connue, les Prussiens s’étaient renfor-cés, fortifiés, — et nos troupes s’étaient démora-lisées.
Le colonel Liebe part de Censeau le 31, sans sepréoccuper de l’armistice, et arrive à Bonnevaux.Pour donner une idée du désarroi dans lequel lesnouvelles contradictoires avaient jeté nos hommes
(I) Cremer avait reçu l’ordre de Clinchant de prendre trois régi-ments de cavalerie et de défendre les Planches et Saint-Laurent.Le régiment de marche de chasseurs d’A.frique posté aux Planchesn’opposa qu’une résistance insignitiante. Cremer s’était porté de sapersonne à Saint-Laurent où il ne fut pas attaqué.
La perte descols desPlanches.
La perle deseols deBonnevaux.