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LES DERNIERES CARTOUCHES.
au sud, par le col des Planches, sur Foncine-le-Bas.
Deux colonnes allemandes avaient 616 forméesdans ce but : le colonel Liebe avec deux bataillonset six canons devait forcer la marche sur Bonnevauxet les Granges ; le colonel de Wcdcll avec quatre ba-taillons et six canons avait pour objectif le col desPlanches et Foncine.
Le colonel de Wcdell avait quitté le gros de l’armée
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Zastrow, déjà établi dans la ville. Cet officier général, d’un exté-rieur rude, et paraissant être sous l'inlluence d’une animationextraordinaire, refusa de me parler et me lit conduire à un généralde division dont j’ignore le nom, que je trouvai à la sortie de laville, sur la route de la Cluse.
« J’insistai de nouveau sur ma qualité de parlementaire, en ré-clamant qu’on fit cesser le feu pour me permettre de rejoindre les? lignes françaises, et faisant valoir ce fait que j’avais été officiel-
lement agréé le matin même. Je ne pus l’obtenir, et l’on se bornaà m’autoriser à attendre librement les événements à Pontarlier.
» Cette solution ne pouvait me convenir. Ayant à ce momentrencontré M. le capitaine d’état-major Pnrisot, qui rentrait égale-^ ment d’une mission analogue à la mienne, je me concertai avec
lui. Le combat dans la montagne était d’une extrême vivacité;des troupes prussiennes débouchaient de toutes parts, dans lesdeux divisions du sud et de l’ouest. Le corps entier de Zastrowparaissait arrivai' par le sud et avait déjà rempli Pontarlier. L’autrecorps, qui marchait avec le général Aluntcuffel, s’entassait sur laroute, contre la ville.
« Dans ces conditions, et sachant que la retraite sur la Suisseétait décidée, nous primes le parti de demander ;i nous éloigner,pour rejoindre l’armée ;i nos risques et périls, sans autres expli-cations. Ceci nous fut accordé, et nous nous dirigeâmes aussitûlvers le village « dit Les Allemands », sauf à trouver en chemin unsentier pour regagner la route occupée par l’armée française. Nousn’en pûmes trouver aucun de praticable, et les gens du pays quenous rencontrâmes nous déclarèrent l’entreprise impossible. »
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