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LES D E R NIKKES CARTOUCHES .
La perle des passages de Bonnevaux et desBlanches enleva au général (1 [incitant ses dernièresespérances. Dès Ü heures cl demie, il envoya unparlementaire, le lieutenant-colonel Chovals, aucommandant en chef de l’armée suisse, llaus Herzog,« pour traiter la question du passage sur le territoirede la Confédération dans le cas où nous en serionsréduits à cette extrémité ». Il convoqua ensuite unconseil de guerre qui se réunit à 8 heures du soir.
La pénurie de vivres, l’épuisement des hommes,la difficulté de conserver sous la main à deux pasde la frontière des soldats exaspérés ou découragésparles contradictions de l’armistice: toutes ces rai-sons développées par les généraux déterminèrentClinchant à prendre la résolution suprême. A l’issuede ce conseil, il se rendit aux Verrières et signa versminuit la convention préparée par le lieutenant-colonel Chevals (1). Ln résumé, l’armée françaiseétait autorisée à passer en Suisse, à condition d’yrester internée jusqu’à la paix et d’y déposer lesarmes; le matériel et l’armement devaient être res-titués à la France, la guerre terminée; la Frances’engageait à rembourser toutes les dépenses d’inter-nement.
Clinchant avait reçu pleins pouvoirs du gouver-nement (2).
(1) Voir le texte aux annexes.
(2) Pour les soldats i|iii ont. échappé à l'internement, voir le cha-pitre suivant.