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LES DERNIERES CARTOUCHES.
suprême effort de votre part : défendons pied à piedles derniers échelons de nos montagnes, protégeonsles défilés de notre artillerie et ne nous retirons surun sol hospitalier qu’après avoir sauvé notre maté-riel, nos munitions et nos canons.
« Soldats, je compte sur votre énergie et sur votreténacité. Il faut que la patrie sache bien que nousavons tous fait notre devoir jusqu’au bout et quenous ne déposons les armes que devant la fatalité.
a Pontarlier, 31 janvier. »
Les Prussiens étant résolus à ne nous accorderni trêve, ni repos, il ne restait plus qu’à protégernotre retraite. Le 18" corps cl la réserve générale,formant l’arrière-garde de l’armée, reçurent missionde tenir l’ennemi en respect et de lui défendred'insulter notre entrée en Suisse.
Dans la matinée du 1 er février, ordre est donné augénéral Feillet-Pilalrie d’envoyer sa I ro brigade(colonel Leclaire) à Oye à la disposition du généralde ltrémond d’Ars, commandant la division de cava-lerie du 18° corps, disposant déjà du régimentd’Afrique. Il s'agit de repousser tout mouvement tour-nant vers les Fourgs ou les Yerrières-de-.loux (1).
Sur la route directe de Pontarlier à la Suisse, la2" brigade (général Itobert) doit, de concert avec la
(I) I.e colonel l.echiirc exécuta ponctuellement tous les ordresi|u'il reçut, Iden rpi'attcint de congélations ipii nécessitèrent plustard une amputation.