l’entrée en suisse.
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réserve générale et au besoin avec la divisionPenhoat, tenir les défilés delà Cluse jusqu’à ce quel'armée se soit écoulée.
Du côté des Allemands, rien ne ralentit la pour-suite: ni la certitude de notre désarmement enSuisse, ni l’inutilité du sang qui va être versé.
Le 1 er lévrier, l’avant-garde du II e corps, comman-dée par le général du Trossel, part de Sainte-Colombeà II heures, trouve Les-Granges-Narboz évacué,entre à Pontarlier sans autre incident que quelquescoups de fusil tirés vers la gare par des traînards.Le général du Trossel. hâtant la marche, arrive versmidi et demi à la sortie du col de la Cluse.
De Pontarlier, la roule de la retraite se dirigesensiblement du nord au sud. A quelques centainesde mètres avant d’arriver au village de la Cluse, lechemin, encaissé entre des escarpements, tournebrusquement, presque à angle droit, vers l’est. Ildébouche alors dans un vaste cirque formé par l’élar-gissement de la vallée du Doubs. En face du défiléet à gauche du village (1), sur une arête isolée, sedresse le château-fort de doux qui commande la val-lée dans toutes les directions et protège le point debifurcation où la route détache un embranchementvers la Suisse et un autre vers l’Ain.
(1) Cluse veut dire couloir. La Cluse veut dire tantôt le défilé qui,de Pontarlier, débouche devant le fort de Joux, tantôt le villagesitué à quelques centaines de mètres en avant et qui en a tiré sonnom. C’est par là qu’arrivèrent, en 1815, les Autrichiens venant deSuisse.
Le combatvictorieux(le la Cl use