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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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lentrée en suisse.

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du 9 e et tout le 49°. Ces troupes, appuyées de fortesré-serves ( 1 ), déployèrent un acharnement extraordinaire.Dès le début, lartillerie du fort de Joux (2) avait faittaire lartillerie ennemie : linfanterie eut donc le rôleprépondérant dans le terrible combat qui allait faireretentir les sonorités de ces vallées grandioses du fra-cas des feux de peloton et marbrer le tapis neigeux desflaques rouges dun sang répandu « pour lhonneur ».

Le début de laction fut marqué par une panique.Les conducteurs de charrettes, agents dambulancequi encombraient la route, pris dune terreur folleaux premiers coups de fusil, débouchent du défilé enfrappant leurs chevaux et en criant. Tout ce convoi,par une action autant mécanique que morale, entraînedans sa déroute les premières troupes de la réserve

(1) Trois bataillons du 2 e . (les troupes avaient gravi péniblementjusquau plateau par la côte Jeunet et étaient venues sétablir enavant de lauberge duLarniont.

(2) Les forts de Joux et du Larmont étaieut, depuis le 30 janvier,sous le commandement dun ofticier dartillerie récemment promuchef descadron, le commandant Ploton, précédemment chargé dediriger léquipage de pont du 15 e corps. La garnison des deux fortscomprenait cent mobilisés du Doubs, cent sapeurs du génie etquatre-vingt-dix artilleurs pontonniers. Une batterie en neigecomposée de cinq pièces fut établie à lentrée du fort de Joux etcontribua à faire taire lartillerie ennemie. Pendant tout le combatdu 1 er février, lartillerie des forts aida efficacement notre infan-terie. Pendant les jours suivants, jusquà la paix, les forts tirentdans leur zone une police vigilante, eanonnant et fusillant tous lesdétachements prussiens qui se risquaient à portée. La garnison,dans des pointes nombreuses et hardiment poussées, ramena beau-coup de matériel abandonné et de munitions. Le commandantPloton ayant menacé de bombarder Pontarlier, les Allemands s'enécartèrent jusqu'à ce que larmistice fût généralisé.

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