CEUX OUI s’échappent du désastre 249
Au delà de la frontière, c’était la délivrance phy- Autorisation
générale d.6
sique, les souffrances apaisées, le péril écarté, ° ne ^ as en _l’accueil généreux si doux aux cœurs endoloris de [ rer e nces soldats presque enfants. En deçà de la frontière, Suisse,c’était les routes impossibles, la faim certaine, ledanger continuel, le froid implacable; mais c étaitla France. Et tous ceux qui le purent optèrent pourla Patrie : c’est-à-dire pour les épreuves renouveléeset accrues.
« Il est bien entendu, dit l’ordre du général enchef en date du 31 janvier, que tout chef de corpsqui pourra se dispenser d’entrer en Suisse est auto-risé à le faire. »
On ne peut rattacher par aucun lien ces évasionsisolément tentées.
La cavalerie du 15 e corps, général de Longuerue, La cavalerieavait deux jours d’avance, elle échappa donc natu- tlu l ° eTellement au désastre. C< '
Au 24° corps, la division Dariès, qui se trouvait la Le 24 e corps,plus avancée au sud, part de Mouthe le 31 janvieravec son infanterie et arrive à Morez à six heures dusoir. Le 1 er février, elle part pour Gex et la Faucille,avec de la neige jusqu’à la ceinture, en semant sursa route d innombrables malades et éclopés. L’ap-pel du 3 février donne les chiffres suivants : 13 e chas-seurs à pieds, 10 officiers, 234 hommes; 63 e demarche, 21 officiers, 353 hommes ; bataillon du