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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES I) EH NI EUES CARTOUCHES.

le bon esprit qui na cessé danimer les hommes detroupe de la cavalerie du 18 corps.

« Pas un murmure nest sorti de la bouche deshommes, qui, dans nos allées et venues de Ponlarlierà Jlesançon, ont passé trois jours et deux nuits sansdormir, et ont parcouru par un froid excessif desdistances excessives. »

Ces marches doublement périlleuses ne doiventpas être considérées comme de simples épisodes. Ilest bien peu de corps dont les chefs naient regardéde tous les côtés avant de franchir la frontière. Mais,sur la plupart des points, labsence absolue de com-munications ne permettait même pas de songer àune tentative, (le qui a été tenté et ce qui a réussisuffit à venger cette armée tant calomniée.

Lesprit de larmée de lEsI, il nest pas caracté-risé par la défaillance dun Pourbaki, mais bien parla conduite de tous ces officiers et de ces soldatsdont lardeur inutilisée, paralysée systématiquementpendant un mois, survivait à tous les écœurements,à toutes les souffrances, toutes les suggestions-primanles ; dont nous venons de voir la foi patrio-tique sexalter et grandir dans les pires épreuves etdans les extrêmes périls. Ils nont pu sauver larmée,mais ils ont permis de la juger, et ce jugementmet hors datteinte lhonneur de la nation.