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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES CAUSES I)E LA CATASTROPHE. 273

jour les forces impondérables (1). Cette excuse, cestque Bourbaki était inconsciemment le produit-typedun milieu.

Tant de fautes accumulées, des défaillances aussipersistantes, un insuccès aussi général ne sont lerésultat exclusif, ni dune mauvaise organisationmatérielle, ni dune fatalité malheureuse: La male-cliance, la mauvaise veine, sont des appellations queles esprits superficiels donnent à des événementsdont ils naperçoivent pas la filière. La répétitiondes mêmes mécomptes provient, malgré la variétédes circonstances secondaires, de la permanence descauses initiales.

Les causes premières et permanentes des événe-ments, il faut les chercher dans létat des cerveauxet des consciences de ceux qui commandent. Elcomme ceux-ci ont le plus souvent le caractère queleur ont fait les mœurs dont ils sont le produit, cesta cet état social quil faut sen prendre. Plus parti-culièrement, le moral dune armée reflète le milieuambiant. Par moral, il faut entendre lentrain, lacooidination des efforts, la convergence des cheiset des hommes vers un même but, la spontanéité e!1 haimonie des volontés qui résultent dun moteurcommun.

Or, le régime de lempire avait abaissé lespritnational et réduit la guerre à une sorte de condottié-

(') Il ajoutait même : « ... nui pèsent dans la balance bien plusque les forces matérielles. ,,

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