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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES DERNIÈRES CARTOUCHES.

voir créer un corps d'armée. Le général Le Flô, aumoment de mon départ, me disait : « Vous narriverez« jamais à rien avec les hommes «pii nous restent. »

A quoi le général Lefort ajoute tranquillement:

« Aussi ai-je été tout étonné lorsque nous sommesarrivés à créer le ld c corps et à commencer lorga-nisation du 16 (1)... »

Pour lasser une pareille foi, point besoin de bienlourdes montagnes: quand Gambetta débarqua, ilétait temps.

Le colonel Thoumas, nullement résigné à la dé-faite, réclamait au contraire, avant do partir pourTours, des moyens daction plus considérables. Lin-tendant général G., « un des gros bonnets du minis-tère », le prit en pitié : « Vous figurez-vous, par« hasard, que vous allez faire de la besogne-bas?« Vous naurez quà y passer quelques jours dans« lattente des événements. Ne vous préoccupez donc« de rien ( 2 ) ! »

Et le chef détat-major de la Défense de Paris, legénéral Schmitz ! Son scepticisme est édifiant: M. deLareinty raconte comme il fut reçu lorsquil proposademployer ses mobiles à fortifier le plateau deChâtillon :

«... Je vis ces deux pauvres forts de Vanves et

(1) Enquête sur la Défense nationale, t. VI, p. 38.

(3) Tours, laris, Itordeaux, p. 53.